Le Système solaire compte huit planètes : par ordre de distance au Soleil, Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Elles gravitent toutes autour du Soleil dans le même sens et sur des orbites relativement proches d'un même plan, appelé plan de l'écliptique.
Ces huit mondes sont cependant très différents. Les plus petites sont constituées principalement de roches et de métaux ; les plus grandes possèdent d'immenses enveloppes de gaz et de fluides comprimés. Entre les deux s'étend la ceinture principale d'astéroïdes, qui marque approximativement la séparation entre les planètes internes et externes.
1. Qu'est-ce qu'une planète ?
Depuis la définition adoptée par l'Union astronomique internationale (UAI) en 2006, une planète du Système solaire est un corps céleste qui [1] :
- orbite autour du Soleil ;
- possède une masse suffisante pour que sa propre gravité lui donne une forme approximativement sphérique ;
- a « nettoyé » le voisinage de son orbite, c'est-à-dire qu'elle y domine gravitationnellement les autres corps de taille comparable.
Cette dernière condition explique pourquoi Pluton n'est plus considérée comme une planète depuis 2006. Elle appartient désormais à la catégorie des planètes naines, aux côtés notamment de Cérès, Éris, Hauméa et Makémaké.
La définition de 2006 reste discutée par certains planétologues, en particulier parce qu'elle s'applique spécifiquement au Système solaire et repose en partie sur le contexte orbital de l'objet plutôt que sur ses seules propriétés physiques. Elle demeure néanmoins la définition officielle actuellement utilisée par l'UAI.
2. Les quatre planètes telluriques
Les quatre planètes les plus proches du Soleil sont Mercure, Vénus, la Terre et Mars.
Elles sont qualifiées de planètes telluriques parce qu'elles possèdent une structure dominée par les roches et les métaux, avec une surface solide.
Mercure, la plus proche du Soleil, est également la plus petite planète du Système solaire. Elle possède un noyau métallique particulièrement volumineux par rapport à sa taille et pratiquement aucune atmosphère véritable.
Vénus, presque aussi grande que la Terre, possède au contraire une atmosphère extrêmement dense, composée principalement de dioxyde de carbone. Son puissant effet de serre porte sa température de surface moyenne à environ 465 °C, ce qui en fait la planète la plus chaude du Système solaire, devant Mercure.
La Terre est la plus grande des planètes telluriques et la seule connue à posséder durablement de vastes étendues d'eau liquide à sa surface. Elle reste également, à ce jour, le seul monde sur lequel l'existence de la vie soit démontrée.
Mars, environ deux fois plus petite que la Terre en diamètre, est aujourd'hui froide et aride. Les nombreuses traces d'anciens cours d'eau, deltas et lacs montrent cependant qu'elle possédait autrefois un environnement très différent, avec de l'eau liquide présente durablement à sa surface.
3. Les quatre planètes géantes
Au-delà de la ceinture principale d'astéroïdes se trouvent Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
Contrairement aux planètes telluriques, elles ne possèdent pas de surface solide clairement définie sur laquelle un engin pourrait se poser.
Elles appartiennent cependant à deux familles différentes.
Jupiter et Saturne sont des géantes gazeuses, constituées principalement d'hydrogène et d'hélium. Jupiter est de très loin la plus massive des planètes : elle contient à elle seule plus de deux fois la masse de toutes les autres planètes réunies.
Uranus et Neptune sont généralement classées parmi les géantes de glaces. Elles possèdent proportionnellement davantage d'éléments lourds et de composés tels que l'eau, l'ammoniac ou le méthane que Jupiter et Saturne. Le mot « glace » est ici un terme de planétologie : dans leurs profondeurs, ces substances sont soumises à des températures et pressions telles qu'elles adoptent des états physiques très éloignés de la glace ordinaire.
Les quatre planètes géantes possèdent également des systèmes d'anneaux et de nombreux satellites naturels. Ceux de Saturne sont simplement, et de très loin, les plus spectaculaires vus depuis la Terre.
4. Et au-delà de Neptune ?
Neptune ne constitue pas la limite du Système solaire.
Au-delà de son orbite s'étend la ceinture de Kuiper, vaste population de petits corps glacés dont fait partie Pluton. Plus loin encore se trouvent les objets dits transneptuniens, le disque dispersé et, à des distances considérablement plus grandes, l'hypothétique nuage d'Oort, considéré comme le réservoir d'une partie des comètes à longue période.
Le Système solaire ne se résume donc pas à ses huit planètes. Il comprend également des centaines de satellites connus, des planètes naines, des millions d'astéroïdes et de petits corps, des comètes, des poussières et différentes populations d'objets glacés.
Les huit planètes n'en constituent que les membres les plus imposants — après le Soleil lui-même.
Bibliographie et références
- [1] Union astronomique internationale (UAI), 2006. Resolution B5: Definition of a Planet in the Solar System. Résolution définissant les catégories « planète », « planète naine » et petits corps du Système solaire.
- NASA Solar System Exploration. About the planets. Données et présentations générales des huit planètes, planètes naines et petits corps du Système solaire.





